Mais non, mais non, n'y voyez pas là une connotation sentimentale ! Il se trouve que j'en ai vraiment eu un en visite lundi 2 octobre...
Allez, j'arrête de vous faire languir : il se trouve que dans la soirée du 30 septembre, nous avons eu un violent orage sur notre petite campagne. A quelques kilomètres de chez moi, alors que tranquillement lové dans mon canapé je regardais la télé (en espérant que le téléphone ne sonne pas : ben ouais, j'étais de garde...), un groupe de pauvres vaches se protégeait de la pluie et de la peur de la foudre dans un bosquet.
Mal leur en prit, l'une d'elle succomba d'une estocade finale de la main de Jupiter, alors que les gros nuages finissaient par s'en aller.
Tout çà pour dire qu'une des tâches du vétérinaire rural, en tant que "légiste", est de constater le décès de l'animal et de rechercher des traces (ou l'absence de traces !) qui pourrait confirmer l'origine fulgurante de la mort.
Une petite explication pour nos amis non-vétérinaires : les éleveurs sont généralement assurés contre le risque de foudroiement de leur bétail. Ceci dit, la compagnie d'assurance ne réalise de dédommagement: 1) Que si un vétérinaire a confirmé l'origine électrique du décès et 2) Que si le vétérinaire a réalisé une estimation de la valeur de l'animal.
Cette estimation doit être la plus objective possible. Elle est liée à l'âge de l'animal, à son stade de production (une vache prête à mettre bas, à démarrer sa lactation représente une perte plus importante qu'une bête tarie, ne produisant plus rien, et de surcroît non gestante). Diplomatie, droiture, honnêteté et objectivité sont de rigueur dans cet exercice de style !
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