Lecture en cours

Manual of Veterinary Echocardiology

Manual of Veterinary Echocardiography
June A. Boon

Bonjour et Bienvenue !

Où l'on découvre les tribulations d'un ch'ti, vétérinaire mixte, passionné par la médecine interne (beaucoup), où l'on parlera d'astrophysique et d'Aïkido (un peu), et certainement de plein d'autres choses (on verra).

Samedi 12 août 2006

Merci à tous d'avoir fait partager votre expérience sur vos habitudes dans la thérapeutique de l'insuffisance cardiaque !

Comme promis, voici l'évolution de notre chienne Colley. Vu l'aspect très "tonique" du coeur, et une petite lecture que j'avais eu quelques mois auparavant (suspense, vous en saurez plus en bas de l'article ;-)), je propose à la propriétaire d'arrêter le pimobendane, et de faire un contrôle clinique 15 jours plus tard.
Au contrôle, la chienne se porte comme un charme, la fréquence est à 110 bpm, le rythme est régulier et le pouls frappé synchrone. De plus, la propriétaire rapporte que la chienne est beaucoup moins nerveuse. Ce jour-là, aucun souffle n'est audible non plus. Je pense sincèrement que si cette chienne avait été en IC, après 15 jours sans pimobendane, elle ne serait pas dans la forme où je l'ai retrouvée !
Bon, on ne tire pas de conclusions hâtives, et on refait un contrôle échocardiographique en septembre pour vérifier çà. Ceci dit, la liaison avec l'administration de pimobendane semble assez évidente. D'autant plus, et là s'arrête le suspense, que deux cas ont été rapportés par l'Unité de Cardiologie d'Alfort, et que je suis tombé par hasard sur l'article en fin d'année passée...

Les références de cet article :

Tissier R, Chetboul V, Moraillon R, Nicolle A, Carlos C, Enriquez B, Pouchelon JL.
Increased mitral valve regurgitation and myocardial hypertrophy in two dogs with long-term pimobendan therapy.
Cardiovasc Toxicol. 2005;5(1):43-51.

En conclusion : prudence avec le pimobendane. Même si il est bien toléré chez la majorité des chiens, il ne faut pas hésiter à passer à l'étape échocardiographique pour être sûr que les symptômes observés sont bien liés à une cardiopathie. De plus, je dirai personnellement qu'il vaut mieux proscrire sont usage dans les situations où la contractilité semble normale.
Donc à réserver aux CMD, ou aux valvulopathies vraiment réfractaires au traitement conventionnel.

par Laurent publié dans : Cardiologie
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Jeudi 10 août 2006

Une chienne Colley de 10 ans est présentée en consultation pour extrême nervosité, agitation et anxiété depuis deux mois.
Elle était suivie auparavant par un confrère qui avait diagnostiqué une arythmie cardiaque à l'auscultation, et une cardiomégalie à la radio de profil du thorax (non détenue par la propriétaire).
La chienne toussait au moment du diagnostic. Elle prend depuis du pimobendane.

A l'examen du jour, effectivement, la chienne ne tient pas en place dès qu'on la met sur la table. Son auscultation cardiaque révèle une fréquence élevée (140 bpm), un rythme régulier, mais un premier bruit franchement augmenté d'intensité. Il est décidé de réaliser une échocardiographie pour aller vérifier ce coeur qui nous intrigue. La séance fut comment dire... sportive. A la volée, j'ai réussi tout de même à accrocher ce qui peut ressembler à un TM interprétable. Les puristes me reprocheront que ma coupe n'est pas correctement réalisée, mais faute de grive, on mange des merles.

 

Bien sûr, dans ces conditions, le TM ne peut donner qu'une idée subjective de la situation, notamment, impossible d'interpréter les valeurs chiffrées obtenues. J'attirerai malgré tout votre attention sur la FR mesurée à 57%.

Allez, qui nous refait un petit topo sur le TM et son utilité ? Que pensez-vous de ce cas ?

par Laurent publié dans : Cardiologie
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Mercredi 9 août 2006

On trouve parfois des corps étrangers bien étranges dans l'abdomen des carnivores... Et une fois n'est pas coutume, on va parler un peu de chirurgie !
Une chatte stérilisée de deux ans ne va pas bien depuis 2-3 jours. A l'examen clinique, elle est hypertherme à 40,1° et abattue. Elle n'a ni vomissements, ni diarrhée, pas de douleur à la palpation abdominale... Bref rien d'anormal. Nous avons tous régulièrement ce type de cas, que l'on impute souvent à des infections virales passagères. La chatte reçoit donc de l'acide tolfénamique et une couverture antibiotique en injection, et on décide un contrôle le lendemain.
Le lendemain, la température a baissé, mais le volume abdominale a augmenté ! Et maintenant, la palpation est devenue douloureuse. On réalise donc des radios face et profil de l'abdomen.

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On notera bien sûr la présence d'un plomb dans l'abdomen. Sur le profil, on voit bien la perte de contraste abdominale qui ne peut manquer d'accompagner ce genre de problème : il y a péritonite !
On décide la laparotomie après mise en perfusion et antibiotiques. Le plomb est retrouvé sans soucis, il est logé dans la paroi abdominale gauche, ventralement. A droite, l'examen minutieux montre un impact d'entrée complètement caché par les poils, et recouvert d'une croûte, dans le haut du flanc.
Par contre, l'abdomen est un peu plus apocalyptique. une bonne péritonite septique s'est installée, avec son cortège d'exsudat purulent. Les organes sont OK. Le péritoine est rouge brique partout, Le grêle est examiné sur toute sa longueur, et on trouve finalement la brèche fautive, qui est parée, nettoyée et réparée. Un rinçage de l'abdomen est effectué. Puis, on décide de refermer et de faire un drainage fermé.

 

A la clinique, on a plutôt une mauvaise expérience du drainage ouvert, et pas assez de temps et de main d'oeuvre pour la gérer. Ce qui explique le choix.
La chirurgie a eu lieu hier matin. Des lavages NaCl sont réalisés 2 à 3 fois par jour, on continue forcément les antibiotiques (Cephalexine / Marbofloxacine), et morphine 0,2 mg/kg à la demande. Je suis allé brûler un cierge... On verra bien.

Et vous, comment traitez-vous les péritonites chez vous ?

par Laurent publié dans : Chirurgie
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Mercredi 9 août 2006

Mon myelome est décédé hier...

Deux jours avant la ponction de moelle osseuse et les radios prévues, la chienne s'est fracturée le maxillaire en mangeant un os (cette fracture pathologique est un fait supplémentaire en faveur du myelome multiple). Elle a saigné beaucoup, ceci dû au syndrome d'hyperviscosité. Une hémostase par cautérisation et un hémostatique ont permis d'arrêter le saignement... au bout de 36 heures !!
Un contrôle NF donnait 2,5 millions d'hématies et un hématocrite à 20%. Une transfusion a été proposée, mais refusée par le propriétaire, qui désirait malgré tout initier un traitement.
On a commencé les corticos à 1 mg/kg pendant 10 jours dans un premier temps, et le melphalan (nous avons pris le risque). L'état général de la chienne s'est amélioré durant la première semaine, l'appétit perdu après son hémorragie buccale était revenu. Une nouvelle NF de contrôle montrait des GR stables, avec un retour à la normale des plaquettes et des leucocytes, qui étaient pourtant diminués depuis le diagnostic.
Hier matin, elle a brutalement fait une hémorragie digestive basse massive. Nous n'avons malheureusement pas eu d'autres choix que d'abréger ses souffrances.

par Laurent publié dans : Cancérologie
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Dimanche 6 août 2006

Tiens, hier matin, en garde, j'ai eu un vêlage sur une torsion utérine, que j'ai facilement (pour une fois) réussi à réduire.

Voici un billet très intéressant à ce sujet sur le blog d'Hugues :
http://blog.ugues.fr/index.php/2005/12/14/260-la-torsion-uterine-chez-la-vache-etude-bibliographique

par Laurent publié dans : Rurale
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